."L'insurrection des abîmes".Auteur: Marine SCHÄFER.

."L'insurrection des abîmes".Auteur: Marine SCHÄFER.






"Une histoire sentimentale, de quelque sorte soit elle, ne se termine jamais."






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# Posté le samedi 07 février 2009 17:15

Modifié le samedi 03 octobre 2009 13:23

.Lettre ..



_____Tu as mis un terme à notre belle histoire, ainsi soit-il. Cependant, en laissant tout ce que nous avons vécu par le passé, tu as failli à tes principes. Aux promesses faites.
« Je serai toujours là pour toi. » - « J'aimerai tellement te prendre dans mes bras... Tu me manques, je ne te le dis jamais mais je le pense. Je te le dis même haut et fort. » m'avais-tu dis parmi tant de belles paroles encore.
_____Un jour nous nous étions même dit que la mort de l'autre nous anéantirait, que si je mourrai, tu n'hésiterai pas une seconde à me rejoindre. Foutaises.
_____S'il te reste un tant soit peu de sentiments, même profondément enfouis, pour ma petite personne; amitié ou amour qu'importe au fond; et bien c'est à présent que je te dis: prépare ta lame.
_____Oui. Effectivement, j'ai envie de mourir à cet instant. Sais-tu que notre « séparation » n'a finalement fait que provoqué le plus dévastateur des chaos inimaginables? Si seulement tu étais au courant. Ou pas même. Jouerai-tu le rôle de connard que tu t'es fabriqué, car au fond je sais que ce que tout le monde voit n'est qu'une enveloppe, que tu n'es absolument pas la personne que tu prétends être, jusqu'au bout? Je ne sais pas. Peut-être, peut-être pas. Qui sait après tout.
_____Depuis la fin de cet été, où les changements ont commencé à s'opérer, je t'assure que mon état, mental comme physique, te ferait énormément peur. Du moins, tout ce qui est sévices physiques n'est pas apparent. Jour après jour, mutilations sur mutilations. Avoues que ça, tu n'y croirais pas. Je te l'avais juré, comme quoi ce geste est totalement absurde puisque jamais respecté. Mais moi aussi j'ai failli. Sommes-nous fautifs tous les deux? Je ne pourrai te le dire. Moi d'avoir été naïve, pour t'avoir cru Don Juan, beau parleur que tu es; de m'être tellement attachée à toi comme si j'avais trouvé la perle rare, avec de nombreux défauts certes mais qui atteignait, et atteind toujours malgré tout, la perfection à mes yeux. Toi d'avoir joué avec moi, de m'avoir utilisé pour ton seul et unique plaisir personnel; de m'avoir fait croire tellement de choses, dans le domaine amoureux comme dans celui de l'amitié éternelle et indestructible.
_____Vois-tu, ce que nous, ce que je vis plus précisément, est pareil à leur histoire. Rencontre imprévisible, rapprochement, tendresse, amour, conflits passagers, affection, rupture. Pour lui; un comportement incompréhensible, une froideur d'expression inconnue jusqu'à présent, un départ puis une disparition absolue. Tandis qu'elle, ne récolte que le mal; la mélancolie, la souffrance, la douleur et une maladie plus connue sous le nom de neurasthénie. Par la suite, ils se retrouvent, s'expliquent et se pardonnent; se marient et ont des enfants. Crois-tu que cela puisse nous arriver? Moi non. J'aimerai tellement pourtant. Le temps dessinera « notre » avenir au fur et à mesure qu'il passera. Sauf qu'il est compté. Mon ego ne peut supporter le vieillissement. Imaginer les bougies qui s'ajoutent sur la gâteau chaque année; les mois, les semaines, les jours, les heures, les minutes, les secondes qui passeront; sans toi. Ma vie sans la tienne est une piètre vie. Une vie dérisoire et inutile. Mais c'est ainsi, je ne suis pas au paradis. Il n'existe pas quand tu n'es pas là. Tu étais tout ce que je voulais. Nous étions fait pour être ensemble, mais nous avons tout perdu. Je m'accroche à nos souvenirs, si douloureux soient-ils. Lorsque j'entends ton nom, le vois, repense aux expressions de ton visage, de ton corps, de tes mains, de ta bouche, des mots qui en sortaient, me remémore ce « nous » à présent révolu; j'ai si mal. Mon c½ur n'est plus qu'un trou au milieu de ma poitrine. Je t'en pris, ne « nous » oublies pas.
_____J'aimerai tellement te dire de vive voix, que je n'ai plus la force d'être loin de toi ne serai-ce que l'espace d'un instant. J'espère que le vent soufflera sur ces mots, que de ta fenêtre où tu serras paisible, tu les entendras et que tu t'en mordras les doigts de m'avoir abandonné si lâchement. Que tu voudras tout faire pour réparer ce mal colossal, et que tu finisses à genoux en pleurant et hurlant mon nom parce que tu viens d'apprendre que je suis morte et qu'avant cela, je t'ai écrit cette maudite lettre.



Je t'aime connard, et pourtant tu ne le mérites pas. Adieu.


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# Posté le samedi 03 octobre 2009 12:27

Modifié le samedi 03 octobre 2009 13:44